Editions


" Les artistes de l'an 2000 ", Editions Fus Art.

Extrait d'un article parus dans le livre " Les artistes de l'An 2000 " page 35 à GARAULAVIGNE :
" Ce que j'apprécie chez un peintre et particulièrement chez elle, c'est sa passion pour la recherche, son souci d'une identification de son être et de son œuvre… Catalane, méditerranéenne, elle a une sorte de culte du soleil et finalement la plupart de ses toiles s'organisent autour d'un fond mouvant. L'impression est cosmique, une peinture en éternel mouvement avec un raffinement de bon aloi. Pratiquant cette rare qualité qu'est le " bon sens ", cette artiste poursuit sa création picturale qui se confond heureusement avec les voix secrètes de la vraie peinture. " (RUTILI)

Extrait

FLAMENCO
116x89 cm


" Tentations ", Edition Les Presses Littéraires, 2003.

Extrait


" Portraits d'Artistes ", Nuances - Formes - Langage, 2007.

Extrait d'un article parus dans le livre " Portraits d'Artistes " page 67 :

"Abstraction flamboyante"

Avec son sens de l'harmonie, Garau-Lavigne tend à transcender, dans son œuvre, son propre ressenti musical. L'artiste est en quête d'une destinée plastique plus contemporaine. Une recherche nouvelle que reflètent ses toiles. Les figures, en manque de complétude, se libèrent spontanément dans l'espace blanc, prennent corps au cœur de la teinte, en établissant un dialogue entre l'artiste et la magie des formes arachnéennes. Nombre de ses œuvres s'articulent autour d'un fond mouvant, intégrant une peinture gestuelle : mélange détonnant d'abstraction fougueuse et flamboyante. Dirigées par des humeurs intempestives, ses plages peintes demeurent rythmées, légères, spontanées même si le geste est précis, le graphisme audacieux, vibratoire, articulé par une force d'impulsion centripète. Fatalité des contraires, la couleur s'épand, maligne, en nuages vaporeux et tourmentés pour des échanges éphémères, soit sous forme de lavis estompés de pigments clairs, soit en aplats soutenus délayant les contours. La texture prédomine et amplifie le contexte chromatique. On observe, dans la matière, une dynamique des masses, propre à l'artiste, qui est nourrie par un sens inventif et, maintes fois, poétique. Garau-Lavigne nous offre un voyage singulier dans l'infinitude du temps, au-delà des univers rêvés. Tous les excès des époques d'une vie, tous les stigmates aussi resurgissent dans les limites du support cotonneux et récoltent les fruits doux amers de ses attentes. L'art est le prétexte qui permet de se laisser imprégner de toutes sortes de visions, de sensations cosmiques. L'œuvre peint de Garau-Lavigne maîtrise, en son centre, l'assemblage de sa manifestation graphique et picturale, qui se complémentent l'une l'autre.


" Protraits d'artistes n°3 ", Nuances - Formes - Langage, 2012.

Extrait

Affection
162x114 cm

Extrait d'un article parus dans le livre " Portraits d'Artistes " page 59 :

«La forme se délite, l'aire se dilate»

Plasticienne, Anne-Marie Garaulavigne est une passeuse discrète qui, dans l'huis clos de son exploration secrète, s'inclut, tel un. simple maillon, à la très longue chaîne de la création. L'artiste, qui n'oublie pas de raviver sa syntaxe, fait voile sur une étendue variable, entre une figuration allusive et une abstraction éthérée tenant du poème lyrique. Libertaire, dans le champ pictural, la forme se délite, tandis que l'aire se dilate. Dans cette suite sur les Cathares, la vision à l'œuvre prolonge les inventions, aussi bien chromatiques que linéaires, lumineuses que spiralées. Sensible aux effets de la nature, l'artiste, usant d'une grande liberté d'expression, nous rappelle que monts et châteaux, qu'elle rend compte avec justesse, accueillent des contrastes, ceux qui fixent et dissocient le clair et l'obscur, la vie et la mort, l'ici et l'hier. D'un cruel pittoresque, les cimes écorchées des falaises et les ruines de pierres cendrées légitiment leur cousinage. Certaines toiles s'inspirent de l'espace scénique, à la fois ouvert et confiné, dense et aéré. Comme des portraits en creux, le façonnage des parfaits, presque iconiques, joue un rôle conséquent dans l'apesanteur : formes biomorphiques aériennes aux couleurs éthérées, comme autant de reflets pour les rêves. Ne s'accordant aucun entracte, Garaulavigne multiplie, avec l'aisance des récidivistes, les jeux des dessus et des dessous, du dedans et du dehors, de sorte à ouvrir le plan du tableau, à lui donner corps, autre que l'élémentaire platitude d'une surface ; bâtir plus pour créer un équilibre ; tenter de réfréner une inéluctable chute. L'artiste a su appréhender la hauteur et l'impression de vertige, avec une saisissante sensation d'immédiateté.


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